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A propos du Val d'Adour
Espace documentaire
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Leau : une ressource fragile
Bien
collectif qui marque le paysage et lidentité locale,
elle est devenue un enjeu économique qui supplante parfois
les devoirs de préservation.
Identifiable par les rivières, relevant essentiellement du
droit privé, les réseaux de canaux, le petit patrimoine
ponctuant les chemins (sources, moulins, fontaines, lavoirs...)
ou encore par les systèmes dirrigation, leau
est partout présente en Val dAdour.
Souvent discrets dans le paysage, les cours deau ne sont décelables
que par les cordons végétaux qui les accompagnent.
Dans la zone des coteaux, ils ont été réduits
à peau de chagrin ne constituant plus quun linéaire
vaporeux.
La ripisylve de lAdour, quant à elle, reste encore
préservée. Tel un ruban accompagnant le cours deau,
elle alterne zones boisées de chênes pédonculés,
frênes, aulnes, saules (espèces locales), milieux humides
et bras morts, garantissant ainsi un maintien de la diversité
biologique.
Des espèces, pour la plupart migratrices et protégées,
sattardent dans ces zones privilégiées et ont
parfois tendance à sy sédentariser comme le
Héron Cendré.
De nombreuses observations ont démontré la présence
régulière de Hérons Biorheaux, Hérons
Garde-Boeuf et Hérons Pourprés, dAigrettes Garzettes,
de Buttor Etoilés, de Sarcelles ou de Guêpiers dEurope.
Dautres espèces permanentes comme le Martin Pêcheur,
la Poule dEau ou les Gravelots (très fragiles) viennent
compléter cette gamme ornithologique.
Du côté des mammifères et des reptiles, les
observations ont révélé la présence
de loutres et de visons, de cistudes (tortues aquatiques) trop rares
encore pour affirmer que ces espèces ont retrouvé
un écosystème favorable et enrayer ainsi leur disparition.
Leau, dans le Val dAdour, concentre de nombreux enjeux,
liés notamment à une consommation importante par les
secteurs économiques.
Tout dabord, les cultures comme le maïs, omniprésentes
dans les plaines, nécessitent une grande disponibilité
en eau. Des déficits chroniques sont constatés, durant
la saison estivale, les déséquilibres consommation
/ ressources restent récurrents, malgré de nombreux
aménagements de stockage ponctuant le paysage.
Ensuite, le développement des industries agro-alimentaires,
grandes consommatrices, vient accentuer les déficits. Cette
utilisation conforte néanmoins une activité économique
structurante pour le territoire.
Enfin, lextraction des granulats contribue à fragiliser
la nappe phréatique peu profonde.
Après exploitation qui oblige à un réaménagement
des sites, ce sont de nouveaux milieux humides qui se développent,
créant ainsi un maillage de lacs artificiels rapidement recolonisés
par les espèces animales.
Une volonté de reconquête de la qualité de leau
et des rivières a été amorcée au cours
de ces vingt dernières années. Mais seulement 20 %
des objectifs damélioration ont été atteints
et des points noirs subsistent. La qualité des eaux de lAdour,
de lArros et du Bouès reste passable sur le territoire.
Si un effort déquipement a été réalisé
ceci reste insuffisant.

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