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A propos du Val d'Adour
Espace documentaire
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Economie et
société :
Une agriculture qui a su structurer l'espace et la vie locale.
Territoire rural, le Val d'Adour s'est construit autour de l'activité
agricole qui conserve toute sa prépondérance malgré une baisse chronique
du nombre d'exploitations depuis 30 ans et une tendance généralisée
au vieillissement des chefs d'exploitation.
Pilier de l'identité culturelle et principale actrice dans la création
des paysages, l'agriculture du Val d'Adour constitue encore le vecteur
économique essentiel, tant sur la production des matières premières
que sur les unités de transformation ou encore par les activités
qu'elle induit
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Systèmes de production
Dans les plaines, des systèmes
de production intensifs
Dans
les principales plaines, on trouve en majorité des systèmes intensifs
basés sur une quasi mono-production céréalière, celle du maÏs.
Ce système productif a un impact direct sur les structures agricoles
: la tendance est bien à une diminution du nombre des exploitations
alors même que leur surface augmente (en plaine la surface moyenne
est de 40 ha).
La production de maÏs a structuré au cours de ces trente dernières
années une économie locale génératrice d'emplois qui se sont concentrés
au sein des grands groupes coopératifs stockeurs.
Le secteur de négoce privé est également dynamique. Ainsi, l'économie
locale reste fortement dépendante de cet or jaune. Ceci est conforté
par le fait que le Val d'Adour n'a pas su capter les filières
de transformation (agro-industrielles par exemple) qui permettraient
de générer une réelle valeur ajoutée pour le territoire. Les zones
de coteaux voient persister des systèmes de polyculture-élevage
basés sur des structures moins étendues. Si les céréales dominent
(maÏs, orge, blé), elles partagent l'espace avec les prairies
permanentes et les cultures fourragères propres aux activités
pastorales. Malgré le développement du maÏs en fond des micro-vallées
suscitant davantage d'ouverture, le paysage reste un paysage bocager
auquel se mêlent prairies permanentes, vignes et haies vives.
L'élevage reste dominé par les bovins viande qui peu à peu supplantent
les bovins lait.
Une production viticole
historique et importante dans les coteaux
Cette
zone des coteaux a vu très tôt l'implantation de la vigne qui
aujourd'hui est organisée de façon autonome et performante et
participe largement aux revenus agricoles compte tenu des zones
d'appellation d'origine contrôlée du Madiran / Vic-Bilh / Pacherenc
et d'AOVDQS des Côtes de Saint-Mont.
La zone AOC du Madiran/Vic-Bilh/Pacherenc, moins étendue
que la précédente, combine quant à elle un
système coopératif et un maillage de producteurs indépendants,
le tout rassemblé sous l'égide du Syndicat des Vins
Madiran et Pacherenc du Vic Bilhî.
Les produits du terroir : qualité et développement des filières
Souvent
associé à la qualité gastronomique, le Sud-Ouest, et ceci se vérifie
dans le Val d'Adour, a su développer des produits particuliers
qui se sont peu à peu structurés afin d'assurer marque de qualité
et garantie de provenance. On retrouve cette démarche de qualité
dans la filière de transformation des palmipèdes gras qui allie
unités d'exploitation familiales et groupes agro-alimentaires.
Les élevages de canards et d'oies ponctuent le territoire et permettent
de générer une valeur ajoutée certaine qui vient souvent compléter
et diversifier les revenus agricoles. Enfin, le Val d'Adour a
toujours connu une tradition d'élevage porcin qui depuis la mise
en place de l'IGP Jambon de Bayonne va probablement connaître
un développement des structures d'élevage. Néanmoins, les élus
se sont positionnés clairement pour la mise en place rapide de
ñschémas directeurs d'implantationñ, ceci afin d'assurer une réelle
conciliation entre production/maintien d'une activité agricole
et protection de l'environnement.
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Le maintien des
entreprises locales
Le tissu commercial reste encore vivace et diversifié dans les bourgs-centres,
notamment ceux qui bénéficient des axes de communication (Vic en
Bigorre, Maubourguet, Riscle, Barcelone) qui, par l'implantation
de moyennes et grandes surfaces ont conservé leur pouvoir attractif.
Mais globalement, on assiste ici encore à une baisse constante du
petit commerce traditionnel. Cette baisse a été renforcée au cours
des dix dernières années par une augmentation de l'attractivité
des pôles urbains que sont Tarbes et Pau.
La présence conséquente d'industries agro-alimentaires constitue
des réservoirs d'emplois non négligeables : entre les industries
de transformation des palmipèdes gras, les entreprises d'abattage
ou encore la laiterie. Des efforts restent à réaliser pour promouvoir
davantage d'innovation et permettre de diversifier la transformation
des produits agricoles.
Face au poids de l'agro-alimentaire, le secteur industriel s'appuie
sur quelques unités de transformation du bois (le meuble notamment),
surtout localisées dans les cantons de Plaisance et de Marciac.
Cette industrie, jusqu'ici génératrice d'emplois s'est développée
du fait de la proximité des zones de production et des infrastructures
routières. Aujourd'hui, ces entreprises doivent faire face à des
problèmes structurels lourds et ont été obligées dernièrement de
procéder à des licenciements partiels pour raisons économiques.
Certaines s'engagent dans des démarches de diversification comme
la création d'une unité de tonnellerie au sein de l'entreprise Lasserre
à Marciac.
De façon marginale encore aujourd'hui, des entreprises liées aux
technologies ont tout de même fait le choix de s'implanter en Val
d'Adour et ont su conquérir des marchés internationaux importants
: l'entreprise Texera à Maubourguet, spécialisée dans la fibre optique
; l'entreprise Technimed, à Vic en Bigorre, travaillant sur des
matériaux composites pour prothèses médicales ; l'entreprise Louit
à Riscle, fabriquant des pièces pour l'industrie aéronautique et
des bateaux pour la protection civile ; l'entreprise hydro-France
à Peyrelongue spécialisée dans le lavage indutriel ; l'entreprise
pharmaceutique Fabre, à Aignan .
Ces activités constituent des initiatives pertinentes et des témoins
capables de démontrer au territoire que l'innovation peut être payante.
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L'amorce d'un
développement touristique
Sous l'impulsion des politiques départementales, des structures
d'hébergement se sont développées (notamment chez les agriculteurs,
permettant de diversifier les revenus). Néanmoins, leur volume reste
encore très modeste et elles sont peu diversifiées. Cet état de
fait est d'autant plus dommageable que des structures d'hébergement
sous-représentées (gîtes d'étapes, meublés, chambres d'hôtes) correspondent
aux nouvelles demandes des touristes qui délaissent l'hôtellerie
et les gîtes traditionnels au profit de ces nouveaux modes d'hébergement.
Malgré un taux faible de structures d'accueil, ce sont les
cantons des Hautes- Pyrénées et du Gers qui concentrent
la majeure partie des structures. Les cantons des Pyrénées-Atlantiques
ont encore un retard important. C'est essentiellement la formule gîte
rural ñ qui tient le haut du pavé. Les chambres d'hôtes
sont encore peu développées. Les gîtes spécialisés
(type gîtes d'enfants ou gîtes de groupes) sont quasi
inexistants. |
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Les services
: diversification économique ou nécessité
Généralement concentrés dans les bourgs-centres, où avec les commerces
ils assurent une attraction, les services publics (Poste, trésorerie,
écoles) constituent des éléments structurants et indispensables
du milieu rural auxquels les usagers et les collectivités sont très
attachés. L'existence de services publics témoigne de la vitalité
du milieu rural. Leur disparition ou leur restructuration constituent
des signes d'autant plus inquiétants qu'ils accélèrent le processus
de désertification inéluctable.
En parallèle, le développement des services à la personne s'est
généralisé face aux demandes croissantes. On peut le vérifier dans
le secteur du service à domicile pour les personnes ägées où les
aides ménagères, le portage de repas, les soins médicaux et des
services de surveillance ont été généralisés à l'ensemble du territoire.
Persistent encore des inégalités. |
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