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Une région rurale au coeur du Sud-Ouest
Un territoire de projet
Fonctionnement du Pays
Intercommunalité
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Un espace vécu
Quelques mots dhistoire...
Limplantation humaine dans le Val dAdour est ancienne.
Loppidum de Castelbielh, datant du 1er Age du Fer - Ve et
IVe avant JC, et les sites gallo-romains (comme celui de Taron
dans les Pyrénées Atlantiques).
Le petit comté de la Rivière Basse et du Vic Bilh
(le vieux pays, zone frontière qui résista
aux tentatives dinvasion et de conquête jusquen
1620 et qui constitua lembryon du Béarn féodal),
aux confins de la Gascogne, de la Bigorre et aux portes du Béarn,
traduisent toujours cette unité historique. Les vestiges
de nombreuses églises romanes, de châteaux et de
fortifications (Montaner, Arricau Bordes, Mascaras) sont aussi
les témoins de cette implantation humaine ancienne.
Il faut remonter à la Révolution et à la
création des départements pour trouver lorigine
des découpages administratifs actuels qui ont scindé
ce territoire.
Un bassin de vie
Du fait de leur situation périphérique, ces cantons
ont construit un espace de vie à part entière, né
des solidarités qui sy sont développées.
En effet, le développement des bourgs-centres comme Vic
en Bigorre, Maubourguet, Riscle, Barcelonne du Gers a renforcé
la cohésion territoriale du Val dAdour. Lanalyse
des zones de chalandises et de lattractivité des
différentes zones dactivités en matière
dimplantation de nouvelles entreprises permet de le vérifier.
Si les pôles urbains restent attractifs, ces bourgs-centres
garantissent des liens infra-territoriaux qui renforcent la cohésion
de ce territoire en captant les populations des cantons gersois
et des Pyrénées Atlantiques.
Les coteaux
La
zone des coteaux, au modelé relativement doux cerne de
part et dautre le territoire du Val dAdour : à
lOuest, les coteaux du Béarn, au Nord et à
lEst, les coteaux du Gers.
Lhabitat y est davantage dispersé, parfois perché
comme sur les cantons des Pyrénées Atlantiques.
Il agit ainsi comme autant de signaux, repères dorientations
et témoins dune organisation sociale.
Cest davantage un paysage de bocage où dominent bois
et prairies bordées de haies constituées dessences
locales (noisetiers, épine noire, chênes, châtaigniers....)
Très tôt, ces coteaux ont vu se développer
limplantation de la vigne. Les terrains argilo-calcaires,
orientés à lEst ont permis lorganisation
de vignobles dappellation (AOC Madiran, Pacherenc et Saint-Mont).
Les structures rectilignes des vignes, les couleurs variant dune
saison à lautre tranchent avec la mosaïque cloisonnée
des prairies, siège dun élevage encore vivace.
Une fois encore, les cultures se sont installées dans les
milieux les plus propices : les micro-vallées ensoleillées.
Au cours des vingt dernières années, elles ont vu
leur organisation se modifier sous lextension de la culture
du maïs : tendance à louverture, disparition
des haies, agrandissement des parcelles, piquetage de retenues
collinaires.
Les vallées
Axe vertébral de ce territoire, la vallée de lAdour,
sur laquelle vient se greffer la vallée de lArros
passé Plaisance, constitue un milieu ouvert tranchant avec
les coteaux environnants (à lOuest, au Nord et à
lEst) et la barrière naturelle des Pyrénées
au Sud.
Très tôt, les techniques agricoles ont permis la
mise en culture intensive de la quasi-totalité du sol.
Ces vallées offrent aujourdhui un parcellaire voué
à la culture du maïs, peu cloisonné, et qui
renforce la monotonie tout au long des saisons, contribuant à
lérosion des sols et confortant lappauvrissement
biologique.
Des espaces forestiers persistent (comme la forêt du Marmajou
de Maubourguet à Vic en Bigorre : peuplement de chênes
et châtaigniers), vestiges de boisement qui constituaient
autrefois une forme de sylviculture importante pour le bois de
chauffe. Compte tenu des évolutions socio-économiques,
cette forêt paysanne a plus volontiers laissé la
place à des peupleraies de rapport plus rapide ou aux plantations
rectilignes de résineux.
Axes de communication privilégiés entre zone pyrénéenne
et grand Sud-Ouest, ces vallées accueillent routes et voie
ferrée, flux touristiques et échanges commerciaux.
Cette situation privilégiée a vu le développement
dun réseau de bourgs où des villages sont
venus se greffer, tels des satellites. Cest donc un habitat
plus groupé que dans la zone des coteaux qui sillustre
parfaitement à travers le réseau des bastides :
la rigueur des plans orthogonaux et minéraux des centres
anciens très denses laisse aujourdhui la place à
une urbanisation plus lâche voire mitée. Les plus
remarquables se situent dans le Gers : Marciac, Miélan
et Plaisance.

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